AZAZGA ( IEÊZOGUEN ) - KABYLIE - ALGÉRIE

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 LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...

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GrdPer
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MessageSujet: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   14.05.07 12:28

LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE SUR WIKIPEDIA !
Cliquez ci-après :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kabyle_%28langue%29
http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Kabylie


C'est un bon début, n'est-ce pas ?

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hayat
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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   14.05.07 14:38

Merci GrdPer, voyez vous, cela éclaire beaucoup de choses, il est sur qu'entre la mythologie berbère et l'histoire il y a une différence. Vous l'aviez saisie déjà !
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Kabylophile
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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   14.05.07 14:41

Moi, aussi je devrais apprendre cette langue.
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GrdPer
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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   14.05.07 15:37

hayat a écrit:
Merci GrdPer, voyez vous, cela éclaire beaucoup de choses, il est sur qu'entre la mythologie berbère et l'histoire il y a une différence. Vous l'aviez saisie déjà !
Bonsoir Hayat,

Que ça éclaire, c'est une chose, mais que ça les persuade c'est encore une autre chose...!

Avons-nous seulement une histoire concrète ?! Franchement j’en doute fort…
La question qui ne cesse de me trotter dans la tête, pourquoi nos Ancêtres, quand je dis Ancêtres, je parle des vrais Ancêtres, pas ces Jugurtha, Massinissa ou que sais-je encore, que je ne sais même pas d’où sont-ils réellement et existent-ils seulement !?

Donc, je repose ma question, Pourquoi nos Ancêtres ont toujours utilisés des prénoms comme : Amokrane, Tassaâdith, Meziane, Ferroudja, etc…, Et certains faux-historiens essayent de nous faire croire que Mastanabal, Micipsa ou d’autres encore, étaient nos ancêtres ? Comment ont-ils présumé qu’ils nous feraient avaler des canulars aussi gros ???

Alors, moi je dis, soit on nous raconte notre véritable histoire, s’ils en sont capables, ce qui m’étonnerait beaucoup, ou alors qu’ils nous laissent tranquilles et nous éviter au moins ces mensonges.

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yassous
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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   14.05.07 16:00

l'important a mon sens d'etre berbere ou de descendre de berberes est le sentiment d'appartenance a un peuple qui a un lien indefectible avec cette region et toute l'histoire qui a suivi
d'avoir fait partie de tous ce qui a façonne son histoire et qui la façonne encore
il ya du vrai et du faux dans tout ce qui a ete dit et ecrit
a chacun de faire le tri avec le pragmatisme necessaire
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NDA
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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   14.05.07 16:10

yassous a écrit:
...il ya du vrai et du faux dans tout ce qui a ete dit et ecrit a chacun de faire le tri avec le pragmatisme necessaire

Il y'a beaucoup de faux dans les deux liens !!!
Par exemple Khider est biskri et non pas kabyle.
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GrdPer
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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   14.05.07 18:18

Personnellement, je pense que l'important c'est d'appartenir encore à cette bonne vieille Terre, d'aimer ceux qui le méritent, de faire du bien dès qu'on le peut et éviter le mal sous toutes ses formes...!

Cela me suffit amplement,

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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   15.05.07 6:47

GrdPer a écrit:
Personnellement, je pense que l'important c'est d'appartenir encore à cette bonne vieille Terre, d'aimer ceux qui le méritent, de faire du bien dès qu'on le peut et éviter le mal sous toutes ses formes...!

Cela me suffit amplement,

Cela nous suffit à tous, nous les citoyens du monde!!!
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Naïleen
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MessageSujet: Être ou ne pas être, telle est la question !   15.05.07 10:52

Bonjour

Je parle Kabyle et c'est tant mieux.

Je ne parle pas Chaoui et c'est dommage.

Je parle français, Anglais et Arabes sincèrement ça m'aurait tout aussi bien suffit!

Sachez faire bon usage de ce dont vous avez hérité et ce que vous avez mais ne rejetez pas ce que vous n'avez pas ou ignorez.

Je demande juste une chose, c'est que les dialectes soient reconnus mais de là à vouloir en faire une langue officielle...!!!

Il a fallu mettre une langue officielle, on a mis celle là, ça aurait été une autre, ça serait le même speech de toute façon.

Kabyles / Arabes : il n'y a pas de 1ère place à prendre, cessez vos combats à la noix.

Tous les mêmes sauf qu'on n'aligne pas l'alphabet de la même façon : est-ce un problème ? N’y a t il pas plus problématique que l'état de notre pays ? Le chômage, l'économie, la sécurité et aussi nos rues ne ressemblent à rien, les déchets sont laissés pour compte (!!!), etc. ...

Bref, je doute que ce soit un problème de langage qui nous empêche de donner meilleur mine au paysage (rien que ça.)

j'ai des amis et des ennemis mais ce ne sont pas des choix basés sur ces critères, non, aucun.

Quant aux religions, elles n'existeraient pas, ça serait mieux, mais puisqu'elles sont là, faisons avec...
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GrdPer
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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   13.01.08 2:19

Archives dénichées sur la toile,

L’arabe n’est pas la deuxième langue utilisée en France. C’est le kabyle et les différents parlers berbères !


CIVILISATIONS : Les Kabyles se défoulent : LE MONDE - Article paru dans l’édition du 20.07.88

Culturellement brimés dans leur pays, les descendants des premiers habitants de l'afrique du nord affirment leur identité... de l’autre côté de la Méditerranée.

Si l’islam est, avec quelque trois millions de fidèles d'étrangers, la troisième religion pratiquée dans l'hexagone, l’arabe _ contrairement à l’habituelle déduction _ n’est pas la deuxième langue utilisée en France.

C’est le kabyle ! Et les différents parlers berbères.

Ces langues (sauf exception, non écrites mais transcrites en caractères latins) restent en effet l’idiome courant des montagnards nord-africains qui forment le gros de la troupe des immigrés algériens, qualifiés chez nous d’" Arabes ", par confusion avec " musulmans ".

Leurs pays, en effet, sont colonisés par les arabo-islamique ; qui utilisent l’arabe classique et la majorité de leurs compatriotes, demeurés sur le sol natal, ont pour langage maternel une variété d’arabe dialectal.

Contrairement à une autre idée reçue, plus vieille celle-là, l’administration française dans l’ancienne Régence d’Alger (1830-1962) et dans l'empire chérifien (1912-1956) n’a pas favorisé le " kabylisme ", en dépit des préférences affectives de certains coloniaux, notamment en Algérie : " Ces Kabyles sont les cousins de nos paysans d’Auvergne. En plus, leurs ancêtres furent chrétiens, etc. "

Lors des émeutes de Tizi-Ouzou provoquées en 1980 par le refus des autorités de laisser des poètes kabyles s’exprimer publiquement, certains policiers d’Alger traitèrent les révoltés de " fils de harki et de Père blanc ". Pourtant, politiquement, ce furent les kabylophones qui, d’Abdelkrim, émir du Rif, aux insurgés nationalistes de la Toussaint 1954 en Algérie, furent à la pointe du combat antifrançais.

Avant l’arrivée de la France, les massifs kabylophones des Aurès, des Kabylies, du Rif et des Atlas, islamisés non sans réticences _ l’historien médiéval arabe Ibn Khaldoun rapporte que les kabyles apostasièrent douze fois en soixante-dix ans, avant de se rallier définitivement à la foi de Mahomet _ contestaient en quasi-permanence le pouvoir central arabe, arabisé. La présence française légua au contraire à Alger des administrations à l’autorité reconnue sur tout le territoire.

Venant là-dessus, l’arabisation scolaire (marchant d’ailleurs de pair avec une plus large diffusion du français qu’avant l’indépendance) et l’exode massif du " pays kabyle " vers les villes " arabes " auraient normalement dû conduire à une atténuation progressive de la kabylité.

S’il n’en a rien été, c’est sans doute que les pouvoirs politiques, avec des moyens dissemblables mais à l’identique finalité, ont tenté, au nom de l’" unité nationale ", et alors qu’aucune volonté séparatiste ni même autonomiste ne s’était collectivement manifestée parmi les kabylophones, de brusquer l’évolution assimilatrice, au besoin par la force.

Les chaires de kabyle, " séquelles du colonialisme ", ont été supprimées (1), les émissions de radio ont été limitées au strict minimum, la plupart des publications kabylisantes ont été étouffées et presque toutes les expressions identitaires ont été découragées, sauf le folklore à l’usage des touristes...

L’Algérie semblait s’orienter ces derniers temps vers une attitude, consistant à donner certaines satisfactions symboliques pourvu que l’essentiel, le primat de l’arabité, ne soit pas égratigné. L’écrivain Mouloud Mammeri, Algérien né en 1917, qui est à la kabylétude ce que Léopold Senghor représente pour la négritude, a ainsi été autorisé, cette année, à donner en Algérie des conférences en français sur la poésie kabyle, et des pièces de théâtre ont été librement jouées dans cette langue outre-Méditerranée.

Les thésards et les épiciers
Cela est peu en regard du besoin d’expression d’une culture refoulée depuis plus d’un quart de siècle et à laquelle, ipso facto, les jeunes paraissent encore plus attachés que leurs parents. Refuge des sans-travail des Kabylies, la France est devenue aussi celui des intellectuels kabyles insatisfaits. De Marseille à Lille, on ne compte plus aujourd’hui les thésards, les linguistes, les auteurs, les " radioteurs ", les académies, les associations, les ligues, sans parler des restaurants, des épiceries ou des cercles sportifs, invoquant le label kabyle.

Leurs revendications sont unanimement culturelles, identitaires, historiques, linguistiques, scolaires. Politiquement, les pratiques non démocratiques des régimes sont critiquées, mais n’est jamais contestée l’unité des États ni la nécessité d’apprendre l’arabe. Et le français. " Nous avons toujours été un pays trilingue, car avant l’arabe et le français, le kabyle a coexisté avec le punique, le latin, voire l’hébreu ", note le jeune essayiste algérien Slimane Zeghidour, lui-même non kabylophone.

Parmi les initiatives les plus réussies de l’exil, figure l'encyclopédie kabyle, publiée depuis 1984 à Aix-en-Provence par une équipe euro-nord-africaine, avec le concours de l’UNESCO. Les cinq volumes déjà réalisés témoignent d’une rigueur _ et d’une saveur _ qui augurent bien de la suite.

A Paris, un jeune intellectuel, Ouahmi Ould Braham, a créé en 1985 à la force du poignet La Boite à documents, maison d’édition qui publie une revue de vulgarisation érudite, Études et documents kabyles, et des livres ; quelques titres ont rencontré un certain succès comme la Guerre des femmes, de Nedjima Plantade, dont le chapitre sur " le célibat intolérable " demeurera sans doute un morceau d’anthologie sur la société islamo-kabyle. Quant à l’essai Femmes d’Algérie de Jean Dejeux, il permet à ce religieux, spécialiste des littératures francophones de nrd-afrique, de nous donner un livre charnu, goûteux de bout en bout et d’un impeccable savoir.

Les jeunes de Belleville
Les disciples du " patriarche " Mouloud Mammeri sont plutôt regroupés autour de la revue Awal, savants " cahiers d’études kabyles " publiés par la Maison des sciences de l’homme, à Paris. Celle-ci vient aussi d’éditer successivement deux ouvrages d’une enseignante algérienne, Tassadit Yacine, solides contributions à l’histoire de la culture oraleen Kabylie : l’Izli ou l’amour chanté en kabyle et Poésie kabyle et identité. Tous deux ont l’avantage de comporter une large part anthologique permettant d’aborder, en français, cette poésie gaillarde et frondeuse dont Jean Amrouche et Mouloud Feraoun nous avaient déjà donné un aperçu, à travers les poèmes de Si Mohand (1840-1906).

Le théâtre est également un domaine affectionné par les kabyles. Le metteur en scène Kacem Tatem, qui monte cette saison, en français, au Théâtre des Amandiers de Paris, une pièce d’Yves Navarre, a fait un tabac, ces derniers mois, en banlieue parisienne, grâce au seul bouche-à-oreille, avec Si Lahlou, adaptation en kabyle du Médecin malgré lui de Molière, due à Mohand Ou Yahya.

L’Association culturelle kabyle, sise à Belleville, " se situe complètement dans le cadre français ", tout en promouvant une foule d’activités _ dont des représentations théâtrales et des cours de langue _ destinées à compenser " les lacunes ou la mauvaise volonté de nos pays d’origine ".

L’histoire politique est enfin un domaine où sont actifs les kabyles, toujours dans leur quête d’être reconnus " avec notre bagage anté-islamique ". Ainsi le tout récent premier tome de la somme de Ramdane Redjala sur l’Opposition en Algérie depuis 1962 (L’Harmattan) est une méticuleuse remise en situation, sans lunettes arabistes obligatoires, de la vie politique algérienne depuis l’indépendance.

Cette activité culturelle kabylisante en France, surtout abondante chez les Kabyles, est marquée aussi, au sein même de chaque groupe ou sous-groupe linguistique kabyle, par des rivalités, des fractionnements infinis qui, après tout, reflètent peut-être encore les vieilles querelles claniques abondamment décrites par les colonisateurs arabes et français et qui ont tant nui au cours des siècles aux kabyles.

N’oublions pas enfin que, si le gros des kabylophones en Algérie, les Touaregs, que se renvoient actuellement sans ménagements les Etats riverains du Sahara (2), sont aussi kabyles. Comme quelques dizaines de milliers d’Egyptiens, de Tunisiens et de Libyens. Ces derniers, brimés chez eux par le très arabe colonel Kadhafi, publient... à Nancy la revue Tamezgha, montrant que, même en Libye, la kabylité, à travers contes et poésies, reste vivace et créative.

PERONCEL HUGOZ JEAN PIERRE
Le Monde - 20 juillet 1988

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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   13.01.08 2:26

1871 : La « Commune kabyle »,

Guerre d’algérie 1954-2004


El Mokrani


Cinquante ans après le début de la guerre d’Algérie, le journal l’Humanité revient sur cette guerre qui n’a que très tard dit son nom.

De nombreuses révoltes ont secoué l’Algérie dès le début de la colonisation française. L’une des plus importantes, par son ampleur et son issue tragique, est celle de 1871. L’insurrection conduite alors en Kabylie par El Mokrani s’est étendue aux trois quarts du pays avant de faire l’objet d’une répression sanglante.

Après 1830, la Kabylie résiste à quatorze campagnes successives. Les forces coloniales, emmenées par le maréchal Randon, parviennent finalement à soumettre la région en 1857, au prix d’une dévastation d’une rare brutalité. Mais la région ne se résigne pas à la domination coloniale. De nombreuses révoltes éclatent en réaction à l’humiliation, à la confiscation des terres, aux déplacements des populations, au démantèlement de l’organisation sociale.

En mars 1871, à la faveur de l’instabilité créée par la capitulation de Sedan et du climat insurrectionnel qui gagne Paris, les confédérations de tribus s’organisent pour déclencher une véritable guerre contre la colonisation.

La misère à laquelle est réduite la population, les famines - en particulier la grande famine de 1857 - attisent la rébellion. Le maréchal MacMahon alerte le gouvernement dès le 12 juin 1869 : « Les Kabyles resteront tranquilles aussi longtemps qu’ils ne verront pas la possibilité de nous chasser de leur pays ! » (1) Plusieurs mois avant le début de l’insurrection, l’effervescence s’empare des communautés villageoises qui élisent, malgré l’interdiction des autorités coloniales, les « tijmaâin », les assemblées de villages.

Le 16 mars 1871, l’insurrection est déclenchée. Mohammed Amokrane, dit El Mokrani, et Cheikh Aheddad, dit El Haddad, chef spirituel de la confrérie Rahmaniya, dirigent le soulèvement. Des centaines de milliers d’hommes y prennent part, faisant de cette « Commune kabyle » une contestation d’ampleur de la colonisation du pays. L’insurrection gagne l’est et le sud du pays. Elle durera dix mois et coûtera la vie à plus de 20 000 insurgés. Face à un tel soulèvement, l’armée coloniale se livre à une répression impitoyable. L’amiral de Gueydon mobilise 100 000 soldats et un dispositif militaire supérieur à celui qui avait permis d’asservir la région en 1857. Au-delà des insurgés, c’est toute la population qui est prise pour cible. Des villages entiers sont détruits, des familles décimées ou jetées sur les chemins de l’errance par la barbarie coloniale. Les terres sont confisquées et distribuées aux nouveaux colons. Des milliers d’insurgés sont déportés dans les bagnes de Cayenne ou de Nouvelle-Calédonie, où ils retrouvent les communards parisiens. D’autres sont enrôlés de force pour la campagne de Madagascar. La région se voit infliger une amende de 36 millions de francs or. Plongée dans le dénuement le plus total, meurtrie, la population vit alors une véritable tragédie, dont la mémoire est transmise de génération en génération par la littérature et la poésie orale.

(1) Christophe Ageron, l’Algérie algérienne de Napoléon III

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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   13.01.08 2:36

Charles de Foucauld, le marabout touareg,


Le moine français Charles de Foucauld, dont le Pape Jean Paul II a approuvé lundi la prochaine béatification, reste dans les mémoires comme l’ermite du Hoggar (Sahara algérien) qui voulait "voir Jésus en tout homme et agir en conséquence".

Rien ne prédestinait pourtant le vicomte Charles-Eugène de Foucauld à cette existence de reclus mystique qui mourra assassiné en 1916, seul dans le fortin qu’il a fait construire à Tamanrasset.

Né le 15 septembre 1858 à Strasbourg dans une famille fortunée, orphelin à six ans, Charles de Foucauld est élevé par son grand-père maternel, colonel de l’armée française. Le jeune homme choisit le métier des armes et fait Saint-Cyr. Il devient un officier noceur qui dilapidera la fortune que lui a léguée son grand-père à son décès.

L’officier de cavalerie finit par quitter l’armée pour entreprendre en 1883-84 un voyage de reconnaissance au Maroc. C’est le début d’une longue période d’explorations sur les pistes du Maghreb qu’il évoquera quelques années plus tard dans un livre, "Reconnaissance du Maroc" (1888), écrit en collaboration avec l’explorateur français Henri Duveyrier.

Charles de Foucauld, qui avait perdu la foi au cours de ses études, la redécouvre en 1886. Quatre ans plus tard, il entre à la Trappe de Notre-Dame-des-Neiges (ordre monastique cistercien de la stricte observance), dans l’Ardèche.

Il séjourne à la Trappe d’Akbès, en Syrie, avant de quitter l’ordre régulier cistercien pour, explique-t-il, "suivre Notre-Seigneur dans son abjection et sa pauvreté". Ordonné prêtre en 1901, il veut renoncer à tout et ne vivre que pour Dieu.

En 1905, Charles de Foucauld, qui a étudié notamment l’arabe, le berbère, et l’hébreu, devient ermite missionnaire au Sahara, d’abord à Beni Abbès puis à Tamanrasset. Il s’installe parmi les campements nomade de la région montagneuse du Hoggar, seul parmi les Touaregs.

Pauvre parmi les pauvres, le père de Foucauld s’emploie à soulager les misères des Touaregs qui l’apprécient et le surnomment "marabout". Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les Touaregs, notamment d’une grammaire et d’un dictionnaire français-touareg, touareg-français. Mais il s’intéresse aussi à la pharmacie, à l’agriculture, à la météorologie...

Dans son ermitage construit en argile rouge, celui qui a décidé d’offrir sa vie "pour la conversion des peuples du Sahara" consacre aussi de longues heures à la prière et à la méditation qui le conduiront à rédiger notamment des "Ecrits spirituels".

La mort le surprend le 1er décembre 1916. Fait prisonnier par des touaregs rebelles, il est tué d’un coup de feu.

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MessageSujet: Pour le 40ème anniversaire, l'entretien avec sa majesté Djou   04.07.08 3:09

Pour le 40ème anniversaire, l'entretien avec sa majesté Djouhra, Reine de Thamurth !
Auteur: Akvaïli,
Date: 12/12/2006 03:02

Le 20 avril 2017, Thamurth (Afrique du Nord), fête le 40ème anniversaire du printemps Kabyle. Beaucoup de chefs d'Etat sont venus des quatre coins du monde afin de féliciter la Reine Djouhra et rendre hommage au peuple kabyle. CIL a profité de l'occasion pour s'entretenir avec sa majesté Djouhra, la reine du Royaume Thamurth (Afrique du Nord). Il l'a rencontrée dans le jardin du palais, sous un bel et vieil olivier. Il fait très beau et la Reine, à l'image de Thamurth, rayonne de beauté et de grâce.

Voici le récit de cette conférence de presse :

CIL = Télévision du Canal Iaâzoguen Libre

CIL : Bonjour majesté

La Reine : Bonjour

CIL : Auriez-vous l'amabilité de nous en dire un peu plus sur le déroulement de cette belle journée ?

La Reine : C'est la fête, mon peuple est heureux, moi aussi.
Cette après midi c'est la grande sortie royale. J'inaugurerai dans la ville d'Iaâzoguen dans un premier temps, une stèle pour ceux qui ont donné leur vie à notre chère patrie et ensuite notre sainte Eglise refaite entièrement à neuf. Notre chef du gouvernement, lui, sera à Aghriv pour inaugurer les statues de nos artistes Mazzoni et Slimane Azem, ainsi la grande bibliothèque nationale. Le président du parlement, quant à lui, sera à Fréha pour inaugurer les statues de Mouloud Mammeri, de Mouloud Feraoun et de Saint Augustin. Le président du Sénat sera, quant à lui, à Iaâkouren pour inaugurer la Synagogue qui a remplacé l'ancienne mosquée qui ne sert plus depuis une dizaine d'années. D'ailleurs c'est le dernier lieu de culte de la secte mahométane de toute Thamurth (Afrique du Nord). Elles ont toutes été soit détruites ou alors remplacées par des endroits plus gais ou consacrées aux vraies religions.

Par ailleurs, beaucoup d'autres statues et d'institutions seront inaugurés par d'autres élus dans diverses villes et villages de Thamurth.

CIL : Je vois que le programme est bien chargé mais très enrichissant !

La Reine : Comme vous le constatez, il y a des scientifiques, des présidents, des philosophes, des représentants de nos deux confessions Catholiques et Juives, des artistes... De plus, on a opté pour l'universel notamment en honorant des grands noms comme Galilée, Socrate et Hérodote.
Il y en a pour tous les goûts et toutes les tendances. Concernant les symboles, c'est très important pour l'unité de notre peuple. J'ai failli oublier, j'inaugurerai aussi la belle statue dorée de la Vache des orphelins sur la place guidon en face de la mer. Le symbole de notre terre nourricière.

CIL : Onze ans après l'indépendance de Thamurth (l'Afrique du Nord), quel constat faites-vous sur l'état du royaume et sur le plan socio-économique ?

La Reine : Très satisfaisant. Notre peuple est libre. Nous avons reconquis notre terre ainsi que notre dignité. On a relevé plusieurs défis, notamment avec la création de plusieurs entreprises et des millions d'emplois.

CIL : J'ai remarqué la présence de beaucoup d'investisseurs, venus assister à la célébration, notamment des investisseurs kabyles vivant à l'étranger.

La Reine : Oui, Principalement d'Europe, que nous privilégions pour leur savoir-faire et leur sérieux. Maintenant qu'on a la sécurité des aéroports et des ports, notre pays intéresse le monde entier, mais nous avons une préférence pour nos ancêtres les Européens.
Dès l'indépendance de notre pays, des centaines de Kabyles d'Europe sont venus apporter leurs capitaux afin de contribuer au développement de notre pays.

CIL : Et le tourisme ?

La Reine : Grâce aux verts, notre nature commence à retrouver sa beauté. Ils ont fait un travail de sensibilisation remarquable. Je tiens, au nom de la nation, à les remercier. Aujourd'hui, l'eau est claire; elle a le goût de l'eau, l'huile a retrouvé sa saveur d'antan... Et l'hydromel, ce breuvage des Dieux que nos ancêtres nous ont légué, mais que nos ennemis les musulmans avaient banni de notre propre patrie ! En faisant courir un bruit selon lequel les mélanges d'eau et de miel tuent. Ce qui est bien sûr, faux, cela prouve leur faiblesse d'esprit et leur ignorance.

CIL : En tous cas, l'hydromel aujourd'hui il a du succès.

La Reine : Et redevient à nouveau notre boisson nationale. Dieu merci.

CIL : De mauvaises langues continuent à dire que Thamurth est dépourvue de richesses, autre que le pétrole et le gaz ! Qu'en pensez-vous ?

La Reine : Ce sont nos ennemis d'hier, les arabes et particulièrement les musulmans, les nostalgiques du colonialisme Nord-Africain qui continuent à colporter cette propagande d'un autre âge.
Je précise seulement que le sol de Thamurth n'a pas encore dévoilé tous ses secrets et d'après certains chercheurs, nos sous-sols couvent beaucoup de surprises. Et bientôt cela fera l'effet d'une bombe !

CIL : Pourquoi, à votre avis, les colons arabes ne se sont jamais intéressés véritablement à notre sous-sol ?

La Reine : Détrompez-vous, les arabo-musulmans de l'époque en savaient des choses, mais avaient tout fait pour nous les dissimuler, de peur que les Kabyles, conscients des richesses de leur sous-sol, lutteraient encore avec plus d'acharnement pour leur indépendance. Ils souhaitaient retarder l'échéance de leur défaite.
Et c'est aussi l'une des raisons pour laquelle ils étaient contre notre indépendance ?

CIL : Avez-vous d'autres choses à communiquer majesté ?

La Reine : C'est une parfaite harmonie, nous avons réalisé notre rêve, nous sommes enfin HEUREUX, avec le respect de chacun, dans la Liberté et la démocratie.

CIL : Y aura-t-il des festivités cette nuit ?

La Reine : Oui, je dirai même beaucoup. Il y aura un carnaval à Thizi-Wozou, des concerts artistiques à Vgayeth où il y aura des Celtes, des Irlandais et des Bretons. A Boumerdès, il y aura une grande rencontre avec nos frères Français et à minuit nous ferons un grand feu d'artifice en leur honneur. Et l'hydromel coulera à flot.

Amokrane, le journaliste de la télévision Canal Iaâzoguen Libre, la remercie pour sa gentillesse et sa coopération en lui baisant la main et prend congé.

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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   04.07.08 3:20

Pour être un véritable algérien, il faut être arabo-musulman !!!
Selon la nouvelle constitution.

Alors que sont les 99% de kabyles ???

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amane
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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   10.07.08 19:43

salut azazga, elle est jolie ta colombe. oui t'as raison. c'est un laisser passer.
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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   10.07.08 19:47

amane a écrit:
salut azazga, elle est jolie ta colombe. oui t'as raison. c'est un laisser passer.


sa y vas la drague?????????? continu tu es en bonne voix ma colombe
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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   10.07.08 20:49

amane a écrit:
salut azazga, elle est jolie ta colombe. oui t'as raison. c'est un laisser passer.
Bonsoir amane,
Ma colombe représente la "paix"!
Et malheureusement cette paix tant désirée tarde à venir sur Azazga. Je pensais pourtant qu'on était tous, membres de la même famille!!!

Que le bon Dieu fasse que tous les êtres humains adoptent enfin la paix, même si parfois des accrocs sont inévitables parmi les sujets d'une même famille... Il suffit de positiver et savoir pardonner, ce n'est rien car il y'a plus grave que cette prise de becs...
Allez, main dans la mains et faisons la PAIX.

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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   11.07.08 10:02

oui azazga, je sais et je suis pour la paix. mais regarde en face, tu voies ces personnes qui n'arrettent pas de m'insulter ? meme si je suis sur un autre thème elles me suivent pour m'insulter. comment veux tu avoir la paix et pardonner à ces gens. elle t'a meme pas respecté en me disant que je te drague. incroyable. comment veux tu avoir la paix dans le monde si ce monde est habité par des gens parreils ???. meme dieu ne sait pas quoi faire d'eux. tu sais ces gens là n'ont jamais eu de malheur dans leur vie, mais ça va arriver et il connaiteront le malheur et la tristesse.
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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   11.07.08 10:13

CE N'AI PAS LUI QUI VOUS DRAGUE? C'EST VOUS AMANE QUI LE dragué, attention , à la punition
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aziza
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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   14.07.08 21:48

aziza a écrit:
lettre écrite par amane
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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   14.07.08 21:49

Les anciens disaient tout le temps "la langue n'est pas osseuse".
Bien à toi aziza
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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   14.07.08 21:55

c'est tout???????????????????
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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   15.07.08 20:47

merci a da rezki pour ta sagesse. je passe aux choses sérieuses comme tu vois.
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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   17.01.09 14:27

Demande d'aide!
Chers membres, je ss là aujourd'hui a fin de demander un coup de mains.
J'ai pris la responsabilité cette matinée de realiser un exposé, qui parlera justement de notre culture, culture berbere!
J'avais tellement envie de la faire decouvrir a des ami(e)s, que j'ai pris ce risque!
Juste apres la fin de cet realisation; y'aura la presentation de cet exposé orale et ecrit a huits clos.
Y'aura en fin une preference ou un choix du meilleur groupe que tt les professeurs de français (qui seront invités), l'inspecteur de la langue française, la presse, et la radio, choisiront!
Je veux peindre la reéle image de notre histoire, notre belle langue,notre culture tt simplement.disons que c'est mon objectif!

Alors, celui qui connais une information et qui pense qu'elle a une relation avec ce que je cherche, me fais signe SVP
Sachez que cela me fera enormement plaisir!

Merci d'avance!
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MessageSujet: Re: LE PORTAIL DE LA LANGUE KABYLE...   06.04.09 19:41

Les Algériens n'ont pas oublié la langue de leurs ancêtres

«Il nous faut apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir ensemble comme des idiots.»

La langue parlée en Algérie, communément appelée arabe algérien, est une langue dont la base est l'arabe. Mais c'est aussi une langue qui a beaucoup emprunté aux autres langues telles que le français, l'espagnol et l'italien en fonction de la proximité géographique ou des rencontres historiques. C'est le propre de toute langue moderne. Il n'existe actuellement aucune langue au monde qui ne contienne des mots empruntés aux autres langues. Or depuis toujours, notre pays, occupant un endroit stratégique dans le bassin méditerranéen, a été un carrefour, une espèce de passage obligé de toutes les visées expansionnistes et a fait l'objet de toutes les convoitises. La richesse avérée de nos contrées et l'hospitalité de nos ancêtres y ont contribué pour une grande part.

Mais s'il est admis que le parler algérien contient beaucoup de mots venant directement des langues des peuples qui ont occupé notre pays, il est difficile de reconnaître que nous utilisons encore plus de mots kabyles. Beaucoup d'algériens arabophones reconnaissent aisément, et sans complexe aucun, les emprunts «européens», mais refusent de considérer que le parler algérien est tout aussi truffé de mots kabyles. Pourquoi, sur des dizaines de personnes interrogées par mes soins, une majorité quasi unanime refuse-t-elle de reconnaître ce fond kabyle dans notre parler quotidien ?

Même quand je leur montre que, dans une phrase aussi banale que «ouahed tobsi lubia» («une assiette de haricots») que l'on peut entendre dans toutes les gargotes algériennes, chacun des trois mots qui la constituent a son origine propre :

- le premier « ouahed » est arabe et désigne le chiffre un (1),

- le deuxième est kabyle (de adhobsi, mot encore usité et qui signifie disque ou assiette)

- et le troisième vient de alubia, mot espagnol signifiant haricot.

Ce refus est souvent très vif, d'une violence verbale inouïe, d'une agressivité et d'un dédain ironique si forts que cela m'intrigue depuis des années. «Moi parler kabyle ? ça ne va pas, non ?» Mes amis ne vont pas jusqu'à me traiter de fou mais le regard qu'ils me jettent n'en dit pas moins.

Oui, mais les exemples sont là évidents et têtus : notre langue parlée en Algérie est constituée pour une bonne part de mots kabyles. Et d'abord, les noms de nos chaînes montagneuses du Tessalah aux Aurès en passant par l'Ouarsénis, le Murdjadjo, le Djurdjura, le Hoggar, etc., sont tous amazighs. De même que les noms de plusieurs de nos villes, comme Tlemcen, Oran, Témouchent, Relizane, Tiaret, Ténès, Tizi Ouzou, Sétif, Tébessa, Batna, Guelma, Tamanrasset, de certains villages comme Missserghin, Arzew, Sfisef, Télagh, Frenda, Sougueur, Gouraya, Tigzirt, Azazga, Akbou, Fedj Mzala, Mdaourouch, Guenzet, de toutes nos rivières comme la Tafna, la Mekerra, le Seybouse etc. ne sont pas à l'évidence des mots arabes. Ceci s'explique par le fait qu'on ne peut pas changer facilement l'appellation d'un lieu géographiquement connu (les gens savants disent toponyme). N'importe quel géographe vous le dira.

Nous continuons encore à désigner des animaux par des vocables kabyles même quand nous connaissons leurs équivalents arabes. Personne parmi nous n'oserait dire leqlaq pour parler de la cigogne, ou soulahfat pour désigner la tortue mais nous utilisons plus facilement bellaredj ou fekroun. Et ces mots sont kabyles.

Alors que dire des mots : aâoukkaz (bâton) aâggoun (stupide, bègue), bekkouch (muet), aâssas (surveillant, gardien), vouqredj (bouilloire), verrah (crieur public), avzim (broche), charef (âgé, vieux), chayet (excédent), chlaghem (moustaches), cherrek (déchirer), fardhas (chauve), guezzana (voyante), guerjouma (trachée artère, gosier), ghemza (clin d'oeil), gourbi (taudis), gmir (borne, frontière), illef (cochon, porc), hawwès (se balader), hetref (délirer), jaavouv (nombril), jellev (sauter), kellah (tromper), negguez (sauter), kerrouch (le chêne), mech'hah (avare), herrès (casser), azebouj (olivier sauvage), etc. ? C'est bien simple : je peux solennellement avancer que tous les mots que nous utilisons dans notre parler quotidien et qui ne sont ni d'origine arabe, ni d'origine européenne sont kabyles. Et ces mots sont nombreux. Trop nombreux pour être occultés.

Tous les Algériens utilisent des mots kabyles, presque toujours sans le savoir, mais ils acceptent difficilement cette évidence. Il y a comme une gêne à admettre cette réalité qui pourtant confirme la part de kabylité comme une composante essentielle de notre identité. Les textes officiels l'affirment et le soulignent : nous sommes à la fois Arabes, Musulmans et kabyles. Remarquez en passant qu'on devrait plutôt énoncer ce triptyque dans cet ordre : kabyles, Musulmans et Arabes. Et même arabophones plutôt qu'Arabes.

Nous ne pouvons être Arabes pour deux raisons :

- La première est que les conquérants musulmans n'étaient pas si nombreux qu'on l'imagine. Le gros de leurs troupes était constitué des peuplades nouvellement islamisées. Ainsi par exemple la conquête de l'Espagne s'est faite par des kabyles islamisés menés par Tarik Ibn Ziad (un kabyle lui aussi).

- La seconde raison est que l'islamisation ne fut pas une colonisation de peuplement car, en ces temps-là, la péninsule arabique ne croulait pas sous une surpopulation qui aurait pu lui permettre de peupler tous les territoires conquis. Ni d'ailleurs en ces temps-ci.

Nos responsables claironnent, à qui mieux que l'Algérien est un kabyle arabisé par l'Islam. En d'autres termes, ceci signifie que nos ancêtres ne parlaient pas arabe avant la venue de l'Islam et que nous nous sommes mis peu à peu à l'arabe après avoir embrassé la religion musulmane. Tout simplement, nous sommes des kabyles devenus arabophones d'abord, puis Arabes ensuite en vertu du commandement religieux qui dit, m'a-t-on fait croire, que «toute personne s'exprimant en arabe dans son quotidien est arabe». Alors pourquoi aller jusqu'à nier ou renier, parfois violemment, nos racines kabyles par la négation de ce qui en perdure à travers notre parler ?

Cette assertion ''l'Algérien est un kabyle arabisé par l'Islam'' sous-entend aussi que le kabyle qui ne parle pas arabe, ou qui n'a pas été arabisé, n'est pas musulman ou, pire, il n'est pas algérien. Cette banale petite phrase répétée à tout bout de champ véhicule un déni d'algérianité à tous ceux qui ne parlent pas arabe et, par ricochet, à tous les kabylophones monolingues. Le kabyle resté kabylophone n'est pas un Algérien puisque l'Islam ne l'a pas arabisé.

Cette négation s'explique, à mon avis, par un faisceau de contraintes (tout aussi bien historiques, religieuses et sociales que politiques). Il est généralement admis que, durant les premières décennies qui ont suivi l'avènement de l'Islam, les «conquérants» musulmans avaient la volonté d'imposer la langue arabe à tous les pays soumis. De plus, l'Islam encourage à la maîtrise de cette langue pour être le plus près possible du texte sacré. Mais cette arabisation ne s'est pas toujours faite avec la même vigueur, probablement en fonction de l'éloignement des différents centres historiques de décision (Médine, Damas, Bagdad puis Le Caire, etc.),. En tous les cas, elle ne s'est pas faite de la même manière et avec la même force partout.

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