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 HÔPITAL DE AZAZGA - LACUNES RÉCURRENTES…

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MessageSujet: HÔPITAL DE AZAZGA - LACUNES RÉCURRENTES…   08.07.07 12:13

Hôpital de Azazga - Lacunes récurrentes,

Vue de loin, l’infrastructure est imposante, pleine de promesses d’efficacité et de prise en charge optimale. De près, les salles et les couloirs sont rénovés, l’hygiène est rehaussée. De l’intérieur, le tableau s’assombrit, les dysfonctionnements de la santé publique apparaissent dans toute leur splendeur.

Vue de loin, l’infrastructure est imposante, pleine de promesses d’efficacité et de prise en charge optimale. De près, les salles et les couloirs sont rénovés, l’hygiène est rehaussée. De l’intérieur, le tableau s’assombrit, les dysfonctionnements de la santé publique apparaissent dans toute leur splendeur. Confier une parturiente à la maternité, après lui avoir fait escalader les marches sur deux étages, ne signifie pas que la situation est prise en charge. La sage-femme signe une ordonnance, demandant l’achat de gants stériles et d’une seringue. La surprise est de taille. Le système de santé est donc si performant que l’on menace d’effectuer un accouchement à mains nues si l’on ne réussit pas un aller-retour dans les délais à la pharmacie la plus proche. La responsable du service explique que la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) ne fournit pas en quantités suffisantes certains produits, et n’appose pas un « zéro à la demande de l’hôpital, qui permettrait de s’adresser à un autre fournisseur ». Un argument en béton, mais qui révèle une incompétence des administrations centrales proportionnelle aux moyens qui leur sont affectés. La rupture n’est pas accidentelle, elle est faite pour durer.

Nous repassons en l’espace de dix jours auprès d’une officine privée qui nous confirme que l’hôpital continue de réclamer de ses malades l’achat des consommables en question. Au plan de l’encadrement, le ministère a affecté, récemment, un dermatologue, qui n’est pas une spécialité vitale, et n’a pas pu renforcer le service de gynécologie obstétrique de l’hôpital, constitué d’une seule spécialiste, appelée, par ailleurs, à assurer des gardes à la clinique S’bihi de Tizi Ouzou. L’hôpital a signé des conventions avec trois gynécologues de la ville, mais la couverture spécialisée reste aléatoire et les évacuations sur Tizi Ouzou planent sur les parturientes en cas de complications. L’hôpital a réservé un logement pour recevoir un deuxième gynécologue. Le ministère, qui arrive à envoyer des spécialistes dans les zones les plus reculées du pays, n’a pas pu affecter un seul cardiologue à l’hôpital d’Azazga qui couvre une population de 200 000 h. Le service de radiologie dispose d’un seul médecin, alors que la structure est dotée de deux échographes et de trois tables radiologiques.

On note, par ailleurs, l’équipement récent du service « néo-natal » et du renforcement du service d’hémodialyse, doté de 14 générateurs, prenant en charge 48 malades. S’il n’y a aucun médecin pour effectuer une échocardiographie, contraignant le malade à une évacuation sur Tizi Ouzou, ou appeler à la rescousse un médecin du secteur privé, l’hôpital est bien doté en matière de chirurgiens. Ils sont au nombre de 14. Mais cela ne fait pas le bonheur des malades en attente d’opérations. La liste d’attente est très longue. Les urgences sont opérées, nous signale-t-on, mais le « froid » a été gelé cette saison en raison des travaux de rénovation entrepris au début de l’année au bloc opératoire. Les procédures réglementaires du projet, géré au niveau central, ont fait que les travaux ont été lancés en hiver, pour être terminés en été. Les salles d’opérations viennent d’être rouvertes, mais ne vont pas tarder à être refermées pour passer la période estivale. Cela a dû faire le bonheur des…cliniques privées.

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MessageSujet: Re: HÔPITAL DE AZAZGA - LACUNES RÉCURRENTES…   25.10.07 12:05

AZEFFOUN, deux médecins privés pour la sous-préfecture,

Au moment où la couverture sanitaire refait surface à travers les nouvelles dispositions du secteur, la santé rurale dans la sous-préfecture d’Azeffoun souffre d’un manque flagrant de médecins privés.

Le nombre de ces praticiens de santé est en nette régression qui, fatalement, amènera à leur disparition de la région. Si l’absence de spécialistes, en dehors de quelques-uns relevant du secteur public, est un fait avéré dans la circonscription, il est clair que le nombre de médecins généralistes du secteur privé n’en est pas mieux loti.

En effet, l’on n’a recensé que deux médecins et trois dentistes installés dans la sous-préfecture. Un chiffre certes dérisoire mais acceptable comparativement aux autres communes d’Azeffoun comme Ath Chafaâ, Akerrou et Aghriv où l’inexistence de ces praticiens se fait cruellement ressentir auprès de la population.

Ce qui est aberrant quand on connaît leur rôle d’adjuvant dans la couverture sanitaire auprès du secteur public. Il est certain que les centres de santé de ces localités compensent un tant soit peu le manque constaté dans ce domaine, encore faut-il qu’ils aient les moyens nécessaires pour le faire, mais l’on est loin des attentes de la population qui, pour ce faire, a recours au déplacement vers Azazga.

Indéniablement, ce corps médical par la stabilité de ses patients contribue énormément dans le dépistage et la prévention de certaines maladies, du fait d’abord d’un suivi médical par la constitution de dossiers aux patients ensuite en étant simplement des médecins de famille. Et comme il fallait s’y attendre, le nombre de pharmacies est aussi réduit et mal réparti, car c’est naturellement qu’elles suivent l’implantation de ces derniers. La population, quant à elle, s’interroge sur le pourquoi de cette désertion qu’elle impute beaucoup plus au manque de médecins qu’à des raisons commerciales

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