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 Une longue journée

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arezki
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MessageSujet: Une longue journée   25.07.07 16:52

Une longue journée
Le jour commença à trois heures trente du matin dans une obscurité totale par les préparatifs psychologiques et le nécessaire pour se mettre à la normale, c'est-à-dire dans le moule de la société. J’avais dès trois heures trente donc, que non ! C’était toute la nuit que je voyais mon fils, faire l’aller et le retour d’un bout à l’autre du couloir de la clinique. Mon système auto et parasympathique se disputaient la façon de me rendre plus stressé soit par des lourdeurs, soit par des envois de pointes douloureuses, le tout vire au brouillage du sommeil, entrainant ainsi une nuit cauchemardesque. J’attendais qu’on lui refasse cette maudite valve qu’on disait défectueuse au point de lui faire une crise pouvant être fatale pour lui. Dans ma nuit, une série de valves de rechange défilaient au-dessus des brancards suspendus à un fil invisible, mais s'illuminent de temps en temps ; un songe maléfique, me dis-je ?
Tout ce temps qu’avait duré mon attente, avant de le voir partir à une table mystérieuse, entourée d’hommes et de femmes en blanc, en bleu selon moi, ma tête s’envoyé des éclairs de douleurs entre les hémisphères
Enfin arrivait l’heure de se présenter à la clinique, mes chers amis Moh et Abd avec qui il faut le dire, j’ai partagé ces moments d’angoisse de peur et de douleurs viscérales. C'était un gardien qu’on avait trouvé et qui nous avait poliment demandé l’objet de notre visite avant l’ouverture de la polyclinique. Le cas brièvement expliqué, notre homme, ouvrit la porte centrale qui donnait sur un ascenseur. Une accélération de tous les rythmes commença à se mettre en branle. Attendre l’ascenseur qui était au quatrième étage, descendre jusqu'au deuxième me semble une éternité sans pour autant, que je fus pressé pour rejoindre le malade. Mon problème c’est comment entretenir le temps qui s'écoulera, entre notre arrivée dans sa chambre et son départ vers l’inconnu, cette situation était insupportable pour un père de famille qui chérissait ses enfants me semblait-il ? L’ascenseur arrivait, nous montions mes amis et moi, vaincus physiquement, psychologiquement et avec un faciès démonté, nous descendions à chaque étage, car nous pensions que c’était celui de la destination. Les quelques pas, de ce couloir bleu, me semblaient lourds et plus que stressants. J’ouvrais la porte de sa chambre et je me dirigeais vers son lit… vide, il était dans la salle d’eau, une autre attente pénible m’avait permis de mieux me préparer à cette scène : une scène plus qu’inimaginable. Une question me revint toujours à l’esprit, comment était-il arrivé là ? Par quel destin, mon benjamin, se trouvait-il dans un tel engrenage ? Il se retrouvait entre la vie et la mort. Dans le calme, je migeote dans ma tête : Dieu ne fait que de bonnes choses qu'il faut accepter avec sérénité. Dieu me viendra en aide, me disais-je. Je pense aussi, à mes enfants loin de nous, à mes proches. Pendant ce périple et à ceux qui de loin compatissent avec nous de leurs chairs à cet événement. Le plus entreprenant (son frère), à partir du lieu de son travail, après avoir organisé aux moindres détails les rendez-vous et le voyage, je peux dire que sans lui, ma vie future dans tous ses aspects prendrait un tournant que seul Dieu pourra connaitre. Cette enfant qui a reçu la plus petite part d’affection parmi ses frères me semblait avoir un cœur de messie, de bonté et de clairvoyance. Mon fils sortait du lavabo pour nous rejoindre auprès de son lit. Sur quel sujet amorcer une discussion ; me disais- je ? Mes amis sont venus à mon secours pour lancer les premiers – est-ce que tu a passé une bonne nuit ? –oui, c’est très bien, répondit le fils. Je devinais à cet instant que son courage et sa sérénité étaient supérieurs à la réalité des faits. Mon ami Abd m’avait fait part de ses inquiétudes, quant au résultat de l’opération.
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NDA
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MessageSujet: Re: Une longue journée   26.07.07 18:54

Triste histoire!
Triste journée!
La douleur, le sentiment d'incapacité face à une maladie d'un être cher. Je ne veux pas vivre cela.
Entendre des tierces personnes vous dire " courage" ou " il faut être fort" " il ne faut pas montrer sa detresse au malade"
J'espere que personne ne vivra (ou revivra) une situation pareil.

Courage Arezki, et c'est dans des moments pareils que nous aimons encore plus nos vrais amis.
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aziza
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MessageSujet: Re: Une longue journée   26.07.07 19:25

arezki a écrit:
Une longue journée
Le jour commença à trois heures trente du matin dans une obscurité totale par les préparatifs psychologiques et le nécessaire pour se mettre à la normale, c'est-à-dire dans le moule de la société. J’avais dès trois heures trente donc, que non ! C’était toute la nuit que je voyais mon fils, faire l’aller et le retour d’un bout à l’autre du couloir de la clinique. Mon système auto et parasympathique se disputaient la façon de me rendre plus stressé soit par des lourdeurs, soit par des envois de pointes douloureuses, le tout vire au brouillage du sommeil, entrainant ainsi une nuit cauchemardesque. J’attendais qu’on lui refasse cette maudite valve qu’on disait défectueuse au point de lui faire une crise pouvant être fatale pour lui. Dans ma nuit, une série de valves de rechange défilaient au-dessus des brancards suspendus à un fil invisible, mais s'illuminent de temps en temps ; un songe maléfique, me dis-je ?
Tout ce temps qu’avait duré mon attente, avant de le voir partir à une table mystérieuse, entourée d’hommes et de femmes en blanc, en bleu selon moi, ma tête s’envoyé des éclairs de douleurs entre les hémisphères
Enfin arrivait l’heure de se présenter à la clinique, mes chers amis Moh et Abd avec qui il faut le dire, j’ai partagé ces moments d’angoisse de peur et de douleurs viscérales. C'était un gardien qu’on avait trouvé et qui nous avait poliment demandé l’objet de notre visite avant l’ouverture de la polyclinique. Le cas brièvement expliqué, notre homme, ouvrit la porte centrale qui donnait sur un ascenseur. Une accélération de tous les rythmes commença à se mettre en branle. Attendre l’ascenseur qui était au quatrième étage, descendre jusqu'au deuxième me semble une éternité sans pour autant, que je fus pressé pour rejoindre le malade. Mon problème c’est comment entretenir le temps qui s'écoulera, entre notre arrivée dans sa chambre et son départ vers l’inconnu, cette situation était insupportable pour un père de famille qui chérissait ses enfants me semblait-il ? L’ascenseur arrivait, nous montions mes amis et moi, vaincus physiquement, psychologiquement et avec un faciès démonté, nous descendions à chaque étage, car nous pensions que c’était celui de la destination. Les quelques pas, de ce couloir bleu, me semblaient lourds et plus que stressants. J’ouvrais la porte de sa chambre et je me dirigeais vers son lit… vide, il était dans la salle d’eau, une autre attente pénible m’avait permis de mieux me préparer à cette scène : une scène plus qu’inimaginable. Une question me revint toujours à l’esprit, comment était-il arrivé là ? Par quel destin, mon benjamin, se trouvait-il dans un tel engrenage ? Il se retrouvait entre la vie et la mort. Dans le calme, je migeote dans ma tête : Dieu ne fait que de bonnes choses qu'il faut accepter avec sérénité. Dieu me viendra en aide, me disais-je. Je pense aussi, à mes enfants loin de nous, à mes proches. Pendant ce périple et à ceux qui de loin compatissent avec nous de leurs chairs à cet événement. Le plus entreprenant (son frère), à partir du lieu de son travail, après avoir organisé aux moindres détails les rendez-vous et le voyage, je peux dire que sans lui, ma vie future dans tous ses aspects prendrait un tournant que seul Dieu pourra connaitre. Cette enfant qui a reçu la plus petite part d’affection parmi ses frères me semblait avoir un cœur de messie, de bonté et de clairvoyance. Mon fils sortait du lavabo pour nous rejoindre auprès de son lit. Sur quel sujet amorcer une discussion ; me disais- je ? Mes amis sont venus à mon secours pour lancer les premiers – est-ce que tu a passé une bonne nuit ? –oui, c’est très bien, répondit le fils. Je devinais à cet instant que son courage et sa sérénité étaient supérieurs à la réalité des faits. Mon ami Abd m’avait fait part de ses inquiétudes, quant au résultat de l’opération.
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aziza
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MessageSujet: Re: Une longue journée   26.07.07 19:37

arezki a écrit:
Une longue journée
Le jour commença à trois heures trente du matin dans une obscurité totale par les préparatifs psychologiques et le nécessaire pour se mettre à la normale, c'est-à-dire dans le moule de la société. J’avais dès trois heures trente donc, que non ! C’était toute la nuit que je voyais mon fils, faire l’aller et le retour d’un bout à l’autre du couloir de la clinique. Mon système auto et parasympathique se disputaient la façon de me rendre plus stressé soit par des lourdeurs, soit par des envois de pointes douloureuses, le tout vire au brouillage du sommeil, entrainant ainsi une nuit cauchemardesque. J’attendais qu’on lui refasse cette maudite valve qu’on disait défectueuse au point de lui faire une crise pouvant être fatale pour lui. Dans ma nuit, une série de valves de rechange défilaient au-dessus des brancards suspendus à un fil invisible, mais s'illuminent de temps en temps ; un songe maléfique, me dis-je ?
Tout ce temps qu’avait duré mon attente, avant de le voir partir à une table mystérieuse, entourée d’hommes et de femmes en blanc, en bleu selon moi, ma tête s’envoyé des éclairs de douleurs entre les hémisphères
Enfin arrivait l’heure de se présenter à la clinique, mes chers amis Moh et Abd avec qui il faut le dire, j’ai partagé ces moments d’angoisse de peur et de douleurs viscérales. C'était un gardien qu’on avait trouvé et qui nous avait poliment demandé l’objet de notre visite avant l’ouverture de la polyclinique. Le cas brièvement expliqué, notre homme, ouvrit la porte centrale qui donnait sur un ascenseur. Une accélération de tous les rythmes commença à se mettre en branle. Attendre l’ascenseur qui était au quatrième étage, descendre jusqu'au deuxième me semble une éternité sans pour autant, que je fus pressé pour rejoindre le malade. Mon problème c’est comment entretenir le temps qui s'écoulera, entre notre arrivée dans sa chambre et son départ vers l’inconnu, cette situation était insupportable pour un père de famille qui chérissait ses enfants me semblait-il ? L’ascenseur arrivait, nous montions mes amis et moi, vaincus physiquement, psychologiquement et avec un faciès démonté, nous descendions à chaque étage, car nous pensions que c’était celui de la destination. Les quelques pas, de ce couloir bleu, me semblaient lourds et plus que stressants. J’ouvrais la porte de sa chambre et je me dirigeais vers son lit… vide, il était dans la salle d’eau, une autre attente pénible m’avait permis de mieux me préparer à cette scène : une scène plus qu’inimaginable. Une question me revint toujours à l’esprit, comment était-il arrivé là ? Par quel destin, mon benjamin, se trouvait-il dans un tel engrenage ? Il se retrouvait entre la vie et la mort.
Citation :
Dans le calme, je migeote dans ma tête : Dieu ne fait que de bonnes choses qu'il faut accepter avec sérénité. Dieu me viendra en aide, me disais-je. Je pense
aussi, à mes enfants loin de nous, à mes proches. Pendant ce périple et à ceux qui de loin compatissent avec nous de leurs chairs à cet événement. Le plus entreprenant (son frère), à partir du lieu de son travail, après avoir organisé aux moindres détails les rendez-vous et le voyage, je peux dire que sans lui, ma vie future dans tous ses aspects prendrait un tournant que seul Dieu pourra connaitre. Cette enfant qui a reçu la plus petite part d’affection parmi ses frères me semblait avoir un cœur de messie, de bonté et de clairvoyance. Mon fils sortait du lavabo pour nous rejoindre auprès de son lit. Sur quel sujet amorcer une discussion ; me disais- je ? Mes amis sont venus à mon secours pour lancer les premiers – est-ce que tu a passé une bonne nuit ? –oui, c’est très bien, répondit le fils. Je devinais à cet instant que son courage et sa sérénité étaient supérieurs à la réalité des faits. Mon ami Abd m’avait fait part de ses inquiétudes, quant au résultat de l’opération.
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aziza
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MessageSujet: Re: Une longue journée   26.07.07 19:46

escusez pour les meme message ,juste pour citer une petite phrase à partir das le calme dieu ne fait que de bonnes choses
C'est dans le silence que l'on retrouve la guérison.Bravo Areski.
NDA c'est vraie que c'est très triste pour tous ,mais on y passent tous ,ce sot des moments douloureux et qui ne faux absolument pas se laisser envahir par la peur,mais plutot par de l'amour de son prochain.
se préparer à etre moin dur au mal,
et garder la foi quoi qu'il arrive. a+
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aziza
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MessageSujet: Re: Une longue journée   26.07.07 19:48

se préparer à etre plus dur au mal
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yaassous
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MessageSujet: Re: Une longue journée   27.07.07 17:13

bon retablissement arezki
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arezki
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MessageSujet: Re: Une longue journée   27.07.07 20:35

Merci.
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